GLPI, gestion libre de parc informatique

GLPI ou Gestion libre de parc informatique est un logiciel libre utilisé dans nombre d’établissements d’enseignement supérieur ainsi que dans plusieurs grandes entreprises.

GLPI est utilisé au Cégep Garneau depuis plusieurs années. Les trois principales fonctions que nous exploitons sont la gestion des incidents et demandes (y compris le suivi des tickets d’assistance client), l’inventaire du matériel et la gestion de réservation de matériels.

Inventaire du matériel

L’inventaire du matériel comprend le nombre de postes informatiques utilisés au niveau administratif ou pédagogique, les locaux, les groupes assignés, l’utilisateur principal, les imprimantes, les moniteurs, même l’affectation des ordinateurs portables.

Il y a aussi une fonction de gestion des prêts et réservations, assez modeste mais somme toute intéressante.

Gestion des incidents et demandes

GLPI permet la gestion des problèmes par le biais de la création de tickets, la gestion des tickets, l’assignation et la planification des tickets, etc.

Le système de communication par courriel lié à GLPI est pratique : un courriel envoyé par GLPI sert d’accusé de réception d’une demande ou de la déclaration d’un incident. Dès que le billet est associé à un technicien, un deuxième courriel est envoyé par GLPI au demandeur pour lui signifier qui s’occupe de sa demande.  À la clôture, un courriel est également envoyé à l’utilisateur.

GLPI peut aussi envoyer par courriel les suivis documentés par le technicien ou l’utilisateur. Malheureusement, les suivis de type «privé», laissé par le technicien, sont également envoyés à l’utilisateur.  Cela nous empêche d’utiliser cette fonction pour le moment.

Ce dernier point mériterait un certain travail pour améliorer le code source afin que le système s’occupe aussi de ce type de courriels tout en bloquant les suivis de type «privé».

À la clôture, un courriel d’évaluation peut être envoyé par GLPI afin d’évaluer le taux de satisfaction.

Il y a aussi de disponible dans le système un historique des demandes et interventions, avec les observations du technicien. Ceci constitue une base de connaissances utile.

Enfin GLPI fournit des rapports en format CSV, par exemple. Ces rapports permettent, du point de vue des incidents et demandes, d’améliorer le service et, du point de vue de l’inventaire du matériel, de planifier le renouvellement périodique du matériel.

Dans l’ensemble, GLPI donne satisfaction, sans être parfait  et nous l’apprécions grandement. La seule difficulté est celle de configurer le suivi de certains courriels, comme on l’a vu, mais c’est aussi un avantage du logiciel libre que de pouvoir faire appel à la collaboration pour améliorer le code source à ce niveau.

Tutoriel

Déclarer un ticket et le suivre avec GLPI

Liens utiles


R
ichard Raymond
Coordonnateur à la Direction des technologies de l’information
Cégep Garneau

Inkscape

 Inkscape est un logiciel libre et gratuit de dessin et de retraitement d’image et de logo en format vectoriel.

Le format vectoriel est léger et permet un agrandissement, contrairement au format pixélisé du traitement d’images classique (lequel peut être de meilleure qualité, mais bien plus lourd).

Parmi ses fonctionnalités, Inkscape peut faire des bannières. Inkscape permet aussi de créer des organigrammes (en remplacement de Visio, par exemple).

On peut télécharger Inkscape ici.

Inkscape (de capacité similaire à Illustrator) fait la paire avec Gimp (de capacité similaire à Photoshop), si bien qu’on pourrait écrire : Inkscape + Gimp = Illustrator + Photoshop. Le tout librement et sans frais de licences, de manière accessible donc pour les étudiants. Chaque nouvelle version est un cadeau au lieu d’être un casse-tête en termes de financement.


Sacha Chua, Living an Awesome Life, est une utilisatrice d’Inkscape

Plus fondamentalement, la liberté de communiquer, à l’origine du concept d’internet, suppose aussi de disposer d’instruments de graphisme efficaces, puissants, fiables, complets, libres et gratuits.

Enfin, dans les programmes d’études, on n’enseigne pas un logiciel, mais bien des fonctionnalités comme le traitement d’images ou le dessin vectoriel.

Software Libre, herramienta alternativa para la creación visual digital, Martha Irene Soria Guzmán, Tesis, Universidad Nacional Autónoma de México, Escuela Nacional de Artes Plásticas.

Parmi ses utilités pédagogiques, Inkscape permet de développer les habiletés du profil de sortie TIC des étudiantes et des étudiants du collégial 3.5.1 3.5.2

Billets sur Inkscape parus dans Logilibre : Inkscape / Dia ou Inkscape / Créer un organigramme avec Inkscape

Gimp         Inkscape        Scribus

Article rédigé en 2012 et mis à jour en 2018.

Pierre Cohen-Bacrie
vice-président
Adte

bysa

 

PSPP : un outil libre qui remplace SPSS

Au Collège Jean-de-Brébeuf, le logiciel de statistiques PSPP a été choisi comme logiciel de remplacement du logiciel propriétaire SPSS d’IBM.

Ce logiciel sera enseigné dans le programme TIC du Collège et servira d’outil de travail pour des analyses statistiques requises dans le cours Méthodes quantitatives du programme de Sciences humaines.

PSPP est un logiciel de statistiques utilisé pour l’analyse d’échantillons. C’est un logiciel libre, maintenu par le projet GNU, et distribué selon les termes de la licence publique générale GNU.

« Il comprend une interface graphique similaire au logiciel SPSS, en plus d’une interface en ligne de commande. Le langage utilisé par PSPP a pour but la complète compatibilité avec SPSS. », selon Wikipédia.

Il n’y a aucun doute sur l’interface qui s’apparente véritablement à celle de SPSS et le logiciel PSPP propose toutes les fonctionnalités et fonctions statistiques nécessaires à des analyses complexes. Ce logiciel libre convient parfaitement aux besoins des étudiants du Collège Brébeuf et très certainement aux besoins de la grande majorité des étudiants qui effectuent des études supérieures; tant dans les collèges que dans les universités.

Au besoin, les étudiants de niveau universitaire qui désirent effectuer des analyses sur des données croisées pourront ensuite plus facilement s’adapter au logiciel R, un autre logiciel libre qui commence à prendre place dans les universités, mais qui est selon moi plus un outil de production qui s’adresse à des spécialistes.

Le logiciel PSPP qui nécessitait autrefois l’installation sur un serveur est maintenant disponible en plusieurs langues et ce pour différents environnements. Vous trouverez plus d’information sur le site GNU à l’adresse https://www.gnu.org/software/pspp/.

Ce logiciel est une alternative très intéressante pour les établissements collégiaux québécois qui préfèrent, de plus en plus, utiliser le logiciel libre et qui ont de moins en moins de budget pour acheter les licences de tous les logiciels non libres aux fins d’enseignement. Il en est de même pour les étudiants qui peuvent librement et sans frais installer PSPP pour faire leurs travaux sur leur propre ordinateur tournant sous Windows, Linux ou Mac OS X.

Jean Allard
Professeur d’informatique au Collège Jean-de-Brébeuf

R pour Statistique

«Le logiciel libre n’a pas de prix, mais il a une grande valeur, comme l’eau, l’air ou les mathématiques.» Pierre Cohen-Bacrie

2015-04-04 09_03_31-R_ The R Project for Statistical Computing R est un logiciel de statistique, gratuit et au nombre illimité de licences, qui représente une alternative libre à SPSS et à SAS pour l’enseignement et l’apprentissage. Avec une interface graphique conviviale comme R Commander, il n’y a pas d’obstacle à utiliser R.

R est un logiciel libre, sous licence GPL, destiné à l’analyse statistique, qui fonctionne sous GNU/Linux, Windows et Mac OS X. Ce logiciel a connu une progression fulgurante depuis le début des années 2000. Bien que des logiciels commerciaux comme SPSS et SAS conservent sans doute une longueur d’avance dans la recherche, R se rapproche de la position de tête.  Il offre également de nombreux outils qui ne peuvent que profiter à l’enseignement supérieur. C’est particulièrement vrai pour les établissements collégiaux québécois qui n’ont pas forcément les moyens d’acheter les licences de tous les logiciels non libres aux fins d’enseignement.

2015-09-17 20_08_38-Quick-R_ Home Page
Illustration de Quick R.

R est à la fois un logiciel d’analyse statistique et un langage de programmation. Il dispose également de très bonnes capacités de représentation graphique. Autour d’un noyau de statisticiens et de programmeurs, des centaines de bénévoles de partout dans le monde s’activent à perfectionner et à étendre les fonctionnalités de ce logiciel.

La valeur ajoutée des modules

R est un logiciel de type modulaire. On installe une version de base qui comprend un répertoire étendu de commandes relatives à la manipulation de fichiers de données, à des fonctions statistiques et graphiques et à des opérations de programmation. L’usager peut ensuite enrichir cette version en puisant dans une banque de modules appelés packages. Ces modules couvrent une extraordinaire variété de techniques d’analyse dans des disciplines fort variées : sciences économiques, sociologie, linguistique, biologie, administration, médecine, etc. Au moment où ces lignes sont écrites, il y a 7176 packages disponibles sur le site officiel. Le logiciel R dépasse de très loin les ressources des logiciels commerciaux d’analyse statistique.

De la ligne de commande aux menus déroulants

2015-09-18 18_32_34-R-relu-bis.docx [Lecture seule] [Mode de compatibilité] - Word

Le logiciel R est un logiciel en lignes de commande. Pour se servir de R, il faut taper des commandes dans une fenêtre. Son interface graphique de base est plutôt rudimentaire.  L’apprentissage de R requiert de maîtriser le vocabulaire et la syntaxe des commandes. L’apprentissage initial de R exige donc plus d’efforts que d’utiliser les menus déroulants et les clics d’une souris. Noter que RStudio, logiciel de la famille R, offre une interface beaucoup plus riche.

2015-09-17 20_23_36-Rcmdr.com

Cependant, pour le novice qui ne voudrait pas s’astreindre à maîtriser la logique des commandes, il existe des interfaces graphiques avec des menus déroulants plus développés. L’interface la plus connue est R Commander, disponible avec le package Rcmdr. R Commander donne accès à des tests statistiques et à des graphiques qui rivalisent avec la version de base de SPSS.

Valeur de R pour la recherche

Le fait que R soit également un langage de programmation ouvre plusieurs possibilités. Le chercheur peut automatiser des procédures répétitives. Le chercheur peut modifier les fonctions statistiques et graphiques déjà disponibles dans R et les combiner pour leur faire épouser les besoins de son domaine de recherche. Il peut mettre en application des avancées théoriques en mathématiques et en statistiques. Éventuellement, le chercheur peut rendre son travail disponible sous forme de package. Ces remarques ne doivent pas laisser entendre que le chercheur qui entreprend l’apprentissage de R est destiné, toute sa carrière durant, à passer de longues heures à rédiger des scripts pour en tirer un certain bénéfice. Passé la période initiale d’apprentissage, le chercheur utilise un certain répertoire de scripts, qu’il a composés lui-même ou qu’il a tout simplement empruntés. Le plus souvent, il applique «mécaniquement» ces scripts à de nouveaux jeux de données. Toutefois, il conserve toujours le loisir d’affiner ses analyses et donc de modifier ses scripts.

R Commander rend l’utilisation de R conviviale

Comme nous l’avons dit en début de texte, avec une interface graphique plus conviviale comme R Commander, il est possible d’utiliser R pour l’enseignement. Outre la production des analyses statistiques et des graphiques, R Commander a la grande qualité de générer les scripts correspondants. L’étudiant ou même l’utilisateur autodidacte peut alors bénéficier d’un aperçu du vocabulaire et de la syntaxe de R.

R dans l’enseignement supérieur

  • Cours universitaire en français, complet, sur R – Lyon, depuis 2009, mis à jour : http://j.mp/-lyonR

paris-sud-

  • Un aide-mémoire qui va à l’essentiel (en anglais), Quick-R: http://www.stamethods.net/index.html
  • L’ouvrage de référence en français: P. Lafaye de Micheaux et al., Le logiciel R, Paris, Springer, 2011, 488 p.
  • A contrario, dans l’enseignement supérieur, acquérir de nouvelles versions ou modules de SPSS à des milliers de dollars par année serait, du point de vue de Richard Stallman, «payer pour sa servitude volontaire» 🙂

Télécharger R en français

http://cran.univ-lyon1.fr/ Dept. of Biometry & Evol. Biology, University of Lyon
http://mirror.ibcp.fr/pub/CRAN/ CNRS IBCP, Lyon
http://ftp.igh.cnrs.fr/pub/CRAN/ Institut de Genetique Humaine, Montpellier
http://cran.irsn.fr/ French Nuclear Safety Institute, Paris
http://cran.univ-paris1.fr/ Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
[NDLR : voir aussi l’article sur PSPP]

Dans l’article qui lui est consacré dans le New-York Times, Robert Ihaka déclare: “R is a real demonstration of the power of collaboration, and I don’t think you could construct something like this any other way,”  “We could have chosen to be commercial, and we would have sold five copies of the software.” Source.

Michel Lalonde
Professeur de sociologie au Cégep du Vieux-Montréal
Article publié le 30 septembre 2016 et mis à jour le 5 juin 2018

 

Cet article, comme tous les articles publiés par Logilibre (sauf indication contraire) est sous licence Creative Commons CC BY-SA 3.0. Paternité – Partage à l’Identique 3.0 non transposé.

Maxima pour remplacer Maple ou Mathematica

 Maxima est un logiciel devenu libre dont le prédécesseur est Macsyma, logiciel de calcul algébrique ou de calcul symbolique, créé au MIT dans le cadre du projet d’intelligence artificielle MAC (Mathematics and Computation, plus tard Man and Computer), et dont Wolfram (Mathematica) et l’Université de Waterloo (Maple) se sont inspirés.

William Schelter, du département de mathématiques de l’Université du Texas,  a consacré près de 20 ans de sa vie à la transformation de ce logiciel, connu comme DOE-MACSYMA, en logiciel libre. Ce qui lui a été accordé en 1998.

Télécharger Maxima du site du projet dans Sourceforge :
http://sourceforge.net/projects/maxima/files/Maxima-Windows/

Utilité pédagogique

Au lieu d’avoir à résoudre selon des méthodes apprises – dont voici un aperçu – des équations différentielles et intégrales, l’utilisation d’un logiciel de calcul symbolique permet notamment de poser des problèmes plus complexes et de bénéficier de représentations graphiques.

Tutoriels


Présentation de Maxima par Éric Gaul

Huit tutoriels en vidéo, par Éric Gaul, professeur de mathématiques au Collège Montmorency :

  • Introduction à Maxima : bref rappel de ce qu’est un logiciel libre, ce qu’est Maxima;
  • Premiers pas en Maxima  : utilisation de Maxima comme calculatrice, comment consulter l’aide;
  • Maxima : résolution des équations : résolution exacte des équations, résolution numérique des équations, systèmes d’équations;
  • Maxima : sujets complémentaires : résolution d’inéquations, intégrales, sommations et produits, listes et suites, animations et graphiques;
  • Maxima : Calcul différentiel : limites, dérivées, dérivées implicites;
  • Maxima : les graphiques : graphiques de fonctions, options des graphiques, graphiques de relations dans le plan, graphiques des nuages de points, combiner des graphiques, autres types de graphiques;
  • Maxima : variables, expressions et fonctions : les variables, expressions algébriques, exposants et logarithmes, expressions trigonométriques, substitutions dans une expression, les fonctions définies par l’utilisateur;
  • Maxima : l’environnement du cahier et les cellules : une introduction à l’environnement graphique wxMaxima, entrer des instructions dans un cahier – le  fonctionnement du noyau, la manipulation des cellules d’un cahier (calcul, titres, texte, …), les variables mémoire et les variables algébriques, interrompre une exécution anormale.

Maxima ou SageMath ?

Le logiciel libre Sage, aujourd’hui SageMath, intègre en langage Python les fonctions de calcul symbolique de Maxima (et, incidemment, les fonctions de statistique de R, entre autres). Il représente une alternative valable et tout aussi libre. De plus, il peut être installé sur un serveur – ce qui est intéressant, mais ne va pas sans problème.

Maxima, a Computer Algebra System – Sourceforge.

Conformément aux principes de la co-construction, vous êtes invités à compléter ce billet en commentaire, en envoyant vos ajouts ou commentaires, ou encore en écrivant un article témoignant de votre utilisation de Maxima.

Pierre Cohen-Bacrie
Vice-président
Adte

Article écrit en 2102 et publié à nouveau en 2018.

Libre ou ouvert : plaidoyer pour le mot juste

«Et quand ce ne serait qu’un mot [liberté], c’est quelque chose, puisque les peuples se lèvent quand il traverse l’air.» Lorenzaccio, Alfred de Musset. 

Le sens des mots est influencé par le contexte de leur emploi courant. Par exemple, l’expression «code ouvert» (open source), en informatique, est usuellement comprise dans le sens que l’utilisatrice ou l’utilisateur peut prendre connaissance du code source. Ainsi, le mot «ouvert» se présente, dans le langage courant, comme une fausse évidence : on serait ouvert quand on donne accès à son code; comme si cela suffisait. Continuer la lecture de « Libre ou ouvert : plaidoyer pour le mot juste »